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la nebuleuse de la Liquidation d'Air Afrique au Sénégal

Posté par: Bou El Moctar DOUKOURE| Vendredi 16 août, 2013 07:47  | Consulté 3606 fois  |  10 Réactions  |   

 

La Nébuleuse de la Liquidation de la Multinationale Air Afrique au Sénégal.

Dakar, le 8 Avril 2013.

Le 25 Avril 2002, la liquidation judiciaire de la compagnie multinationale Air Afrique est prononcée par jugement n°95/1er CP du Tribunal de première instance d’Abidjan, avec pour conséquence immédiate le licenciement de tout le personnel (environ 5500 agents toutes nationalités confondues).

Au moment du prononcé du jugement du 25 Avril 2002, étaient répertoriés 724 agents sénégalais tous recrutés au Sénégal, dont 198 affectés dans d’autres lieux pour les besoins de l’exploitation de la compagnie.

Ceux affectés dans les pays Européens ont été indemnisés conformément aux législations en vigueur dans leurs bases d’affectation. Il demeure 631 agents (ou ayant-droits) non indemnisés à ce jour de leurs droits et cette situation dure depuis bientôt onze (11) ans.

05 (jours) après cette Liquidation Judiciaire de la compagnie Multinationale, et afin d’assurer la continuité du service d’assistance en escale aux Compagnies aériennes desservant le SENEGAL, l’état (Wadien) par l’entremise du Ministère de l’Equipement et des Transports prend un arrêté Ministériel N°2946 MET-CAB en date du 30 Avril 2002 portant nomination d’un Administrateur  du Directoire opérationnel chargé de l’exécution du service d’assistance en escale à l’aéroport  LSS initialement dévolu à Air Afrique. ( http://www.jo.gouv.sn/spip.php?article1573) Cet arrêté ministériel est précédé d’un autre, N°2797 MET-CAB en date du 25 Avril 2002 portant réquisition du personnel et du matériel d’assistance en escale d’Air Afrique ( http://www.jo.gouv.sn/spip.php?article1585) . Cet arrêté dispose entre autres, que les personnels et le matériel d’Air Afrique seraient réquisitionnés et mis à la disposition du Directoire créé plus tard le 30 avril 2002…

Pendant près d’un an, cette structure fonctionne à la perfection !

Elle emploie le matériel et tout le personnel d’Air Afrique chargé des taches d’assistance en escale sur l’Aéroport de Dakar (LSS).

Elle fonctionne tellement bien, que pendant toute cette période, et malgré le licenciement du personnel de la défunte compagnie multinationale Air Afrique, elle a continué à payer les salaires de tous les agents affectés à Dakar – Ceux visés par l’arrêté de réquisition et les autres ! (Sénégalais comme étrangers), avec fiches de paie à l’appui.

En effet, les recettes mensuelles de plus de 600 Millions cfa en 2002 couvraient largement la masse salariale (450 millions cfa) des agents d’Air Afrique basés au Sénégal, toutes nationalités confondues ! Il y avait donc un surplus mensuel de 150 Millions cfa/mois dont la destination pendant toute cette période nous est inconnue.

Elle a tellement bien fonctionné qu’elle a collecté les impôts sur salaires prélevés des émoluments de ceux qui étaient concernés sans savoir où les sommes prélevées ont été reversées !!!

SI CE SYSTÈME INVENTÉ PAR NOTRE PAYS AVAIT ÉTÉ MAINTENU EN L’ETAT, IL AURAIT ENGRANGÉ EN 11 ANS, 79,2 MILLIARDS DE FCFA QUI NON SEULEMENT AURAIENT INDEMNISÉ LES EX-AGENTS DE LA MULTINATIONALE (11 MILLIARDS), MAIS AUSSI L’ETAT DU SENEGAL CRÉANCIER DE LA DÉFUNTE AIR AFRIQUE À HAUTEUR DE 28 MILLIARDS.

ET IL Y AURAIT ENCORE DE LA « MENUE MONNAIE » (40 MILLIARDS).

HELAS, CE SYSTÈME FONCTIONNAIT TROP BIEN ! L’ETAT (WADIEN) DECIDAIT LA CREATION DES COMPAGNIES DE HANDLING AHS ET SHS METTANT AINSI UN TERME A CETTE MANNE FINANCIERE AU PROFIT DE CERTAINS INTERETS.

C’est néanmoins de cette inventivité Sénégalaise, que sont venus s’inspirer les 10 autres états-membres de la Multinationale (plus vertueux)  afin de générer les ressources nécessaires au dédommagement de leurs ressortissants.

C’est ainsi que des « Régies » chargées de l’Assistance en Escale ont été créées dans les capitales de tous les états-membres de la Multinationale et ont fonctionné selon le modèle Sénégalais.

Ces « Régies » ont parfaitement bien fonctionné et à ce jour, la quasi-totalité des ressortissants des autres États-membres ont été indemnisés par leurs États respectifs par le biais de ressources générées par l’activité « handling » de la compagnie dans chaque lieu et principalement par la réalisation des actifs de celle-ci dans ces lieux ; Mais aussi et surtout par les ressources générées par l’assistance en escale aux avions ou «handling ». (Mali, Burkina-Faso, Benin, Congo, Mauritanie, etc…)

Le 25 avril 2013, cela fera 11 ans que la compagnie multinationale Air Afrique aura déposé son bilan. Les ex-agents Sénégalais de cette compagnie n’ont toujours pas reçu leur solde de tout compte. 11 années de souffrances, de galères, de calvaire pour les ex-agents livrés à eux-mêmes. 11 années qui ont vu de nombreuses familles éclater et les décès se succéder à une allure vertigineuse faute de couverture médicale.

Le Président de la République, Monsieur Macky Sall s’est ému de cette situation qu’il a estimé avoir « trop duré » et a donné des instructions pour que les ex-agents de la compagnie soient indemnisés. Les ex-agents lui expriment toute leur gratitude et leur reconnaissance et attendent avec une impatience grandissante d’être enfin délivrés du calvaire qu’ils endurent depuis si longtemps.

Le problème qui se pose désormais est de faire le point sur l’état d’avancement de cette indemnisation et le bilan de la mobilisation des ressources pour ce faire.

Ce bilan met en évidence une carence et l’incapacité du Syndic-Liquidateur actuel à faire face aux besoins nécessaires à l’indemnisation des ex-agents. Il a lui-même indiqué qu’il ne disposait plus, à ce jour, que d’un montant voisin de 1 Milliard de Fcfa dans ses comptes desquels il ne pouvait soustraire qu’environ 500 millions de Fcfa pour poursuivre  cette indemnisation entamée par le paiement du super privilège (1/3 des droits) au personnel basé à Dakar.

Lorsqu’on sait que les besoins nécessaires pour apurer le reliquat s’élèvent à plusieurs Milliards de Fcfa , on mesure l’ampleur de la tâche restant à accomplir.

Cette situation atroce pour les ex-agents est n’est que l’enfant naturel d’une liquidation  aussi lente que nébuleuse pourtant ouverte depuis 2003 et qui mériterait, aujourd’hui  d’être auditée en profondeur, le syndic ayant disposé des nombreux actifs de la défunte compagnie pour mener à bien sa mission, sans résultat probant. Manque de volonté de sa part ? Certitude d’agir(ou de ne pas agir) en toute impunité ? Absence de contrôle ? Absence d’Obligation de résultat ? Il est permis de s’interroger.

Quel est l’Etat des lieux concernant l’indemnisation des ex-agents sénégalais de la multinationale ?

A la date du 8 Février 2012 :

·        Tous les agents Sénégalais basés en France ou dans le pays Européens (Espagne, Portugal…) ont été entièrement indemnisés conformément aux lois sociales de leurs lieux d’affectation.

·        Les agents Sénégalais basés à Dakar ont connu des fortunes diverses :

o   Les Agents en CDD (contrats à durée déterminée), 80 personnes, ainsi que les ex-contractuels du CID (Centre Industriel de Dakar), 28 personnes,  vu la modicité de leurs droits ont été quasi-intégralement indemnisés.

o   Le Personnel Navigant Commercial basé à Dakar, 53 personnes, a été indemnisé à hauteur de 33,33% de ses droits représentant le super-privilège et a reçu quelques avances. Il reste donc à leur payer les 66, 66% restants augmentées des arriérés de cotisations sociales prélevées sur leurs derniers salaires et non reversées à leur caisse de retraite.

o   Le Personnel au Sol basé à Dakar, 315 personnes, a continué à percevoir régulièrement ses salaires jusqu’à au moins un an après la fin de l’activité de la compagnie. Il a été indemnisé à hauteur de 33,33% des droits restants et a reçu des avances à divers titres jusqu’en Novembre 2010.

o   Le Personnel au Sol décédé basé à Dakar ou ayants-droit, 23 personnes, a globalement été traité de la même façon que le Personnel Sol.

·        Les agents Sénégalais basés à Abidjan et autres lieux (USA, Arabie Saoudite et divers pays Africains).

o   Le Personnel au Sol, 113 personnes, a enregistré pour la plupart 15 mois d’arriérés de salaire, Il n’a pas été indemnisé du super-privilège soit 33,33% de ses droits, de l’indemnité de rapatriement, des arriérés de cotisations sociales et autres augmentations gouvernementales.

o   Le Personnel Navigant Commercial basé à Abidjan, 25 personnes, n’a pas perçu de super-privilège soit 33,33% de ses droits, son indemnité de rapatriement, ses augmentations gouvernementales.

o   Le Personnel Navigant Technique basé à Abidjan, 28 personnes enregistre quant à lui 9 mois d’arriérés de salaire, n’a pas été indemnisé du super-privilège soit 33,33% de ses droits, son indemnité de rapatriement, ses augmentations gouvernementales.

o   Le Personnel Navigant ou Sol décédé anciennement basé à Abidjan ou leurs ayant-droit présentent le même cas de figure que le personnel de leur catégorie.

Ce qui précède démontre à souhait le traitement très inégal entre Sénégalais travaillant pour la même entreprise.

Quels sont les actifs de la défunte compagnie dont la réalisation, de l’avis des ex-agents, auraient pu largement couvrir l’ardoise sociale ?

Ce sont :

·        Diverses créances pour un montant voisin de 2,5 Milliards de Fcfa à recouvrer auprès de l’ASECNA, la BCEAO l’Etat de Sénégal, l’IPRES, la POSTE etc…

·        Le siège de la compagnie qui abritait l’agence et la Direction locale sis à la Place de l’Indépendance et racheté par le CNCAS (Caisse Nationale du Crédit Agricole du Sénégal)

·        Les 12 villas du Point E (situées au voisinage du « Tour de l’Œuf » anciennement occupées par des cadres de la compagnie.

·        Le Centre de Révision des accessoires qui, même s’il est construit sur un terrain géré par les ADS (Aéroports su Sénégal) demeure la propriété d’Air Afrique.’

·        Le CID (Centre Industriel de Dakar CID) dont le Hangar ayant servi à la maintenance des Avions est la propriété d’Air Afrique.

·        Le CEFOPAD (Centre de Formation Professionnel Aéronautique de Dakar) qui constituait une emprise de 8Ha 20a 59ca soit 82.059 m2 dont, selon les informations en notre possession, il ne reste que 12.682 m2.

·        Les deux (2) Avions de Type Airbus A300B4 dont la valeur vénale au début de la liquidation est loin d’être négligeable.

·        Le Stock de Pièces de rechanges avions, les stocks de roues et freins pour toute la flotte de la compagnie inventoriées dans les magasins de Dakar.

·        L’outillage général et spécifique avions y compris échafaudages, élévateurs et autres engins de tractage Avion.

·        Les divers bancs électroniques de révision des instruments et avionique

·        Le matériel d’assistance en Escale (Handling) qui profite jusqu’à ce jour aux Sociétés de Handling AHS et SHS crées à la suite de l’acte de décès d’Air Afrique.

·        Tout le mobilier, matériel informatique du Siège et de la Direction Locale.

·        Etc….

La réalisation de certains de ces actifs constitue une nébuleuse que nos diverses entrevues avec le Syndic/Liquidateur actuel n’a pas permis de dissiper :

1.    La réserve foncière du CEFOPAD

Ce sont plus de 8 hectares (82.059 m2) nichées entre la Piste 18 de l’aéroport et l’autoroute qui avaient été attribués au CEFOPAD (Centre de Formation Professionnel Aéronautique de Dakar).

Ce centre abritait des bâtiments (salles de cour, dortoirs et réfectoires) des parkings pour les avions servant à la formation des élèves, divers terrains de sport et une importante réserve foncière.

Près de 7 hectares (69.377 m2) en ont été distraits pour être morcelés distribués et vendus.  La liste des attributaires initiaux et finaux qui nous édifiera pourra être établie par les services du cadastre et le bureau des domaines. L’on sait d’ores et déjà pour l’avoir appris de la bouche des représentants syndicaux du SUTAAS qu’un certain nombre de parcelles ont été attribuées (gracieusement ?) à des syndicalistes.

De cette réserve foncière il ne reste plus que 1,27 hectare (12.682m2) rattrapés in-extrémis parce qu’ils avaient été attribués à l’ancienne ANACS (devenue ANACIM) en Septembre 2007 pour les besoins d’un Centre de Formation de L’Aviation Civile du Sénégal. Cette partie serait réintégrée dans les actifs de la défunte Air Afrique pour contribuer à l’indemnisation des ex-agents. Quant aux 7 hectares vendus ou distribués, leur valeur estimée serait voisine de 14 milliards de FCFA correspondant à un prix moyen dans cette zone de 200.000 FCFA le mètre carré.

A la question qui lui a été posée de savoir si cette réserve foncière était bien dans son « escarcelle » comme bien de la défunte Air Afrique, la réponse est évasive ! Le Syndic/Liquidateur est évasive. Il évoque ce qu’il faut bien appeler une voie de fait de la part de l’Etat d’alors, qui l’en aurait dépossédé (foxati en Ouolof). Du reste il fait mention d’une action en justice qu’il aurait intentée (contre l’Etat ?) afin de maintenir dans son portefeuille cette réserve foncière. Toujours selon lui, cette action en justice se serait soldée par un renvoi « dos à dos » des protagonistes.

Nous avons demandé au Syndic/liquidateur copie de la grosse du jugement de cette affaire qui nous édifiera un peu plus.

En tout état de cause (Weddi Gis Bokku Ci), une visite sur le site du périmètre anciennement attribuée à Air Afrique jusqu’à la date de la cessation d’activité de la compagnie permet de constater son morcellement en plusieurs parcelles profitant entre autres à :

·        l’Hotel Onomo

·        ANOCI

·        Officiers de l’armée

·        Pas loin de 180 parcelles destinées à recevoir des maisons individuelles.

Nous disons que ce qu’il faut bien appeler une manipulation a engendré la spoliation des biens de la Multinationale Air Afrique au bénéfice de certains intérêts. Ceci a été opéré de 2002 à 2012 pendant cette même période caractérisée, on s’en souvient, par une boulimie foncière débridée comme ne l’a jamais connue notre pays.

Il s’agit de savoir à qui a profité cette manne financière.

Nous estimons que si les ex-agents de la compagnie Air Afrique en attente du règlement de leurs droits en sont des victimes visibles, cela ne doit pas occulter l’énorme préjudice subi par le SENEGAL : donc le contribuable Sénégalais. Il faut rappeler ici que notre pays, le Sénégal, avant tous les autres états-membres de la multinationale a toujours fait face à ses responsabilités vis-à-vis de celle-ci. Se portant caution et garantissant les investissements en matériels volants et autres de la compagnie.

2.    La vente des Avions (Airbus 300 B4), Outillages, Pièces de rechange et Consommables Avion.

Le 05 Janvier 2005, les ex-agents d’Air Afrique qui viennent d’apprendre apprennent avec stupeur que les actifs du Centre industriel de Dakar sont sur le point d’être vendus par le Syndic-Liquidateur à la société SUNU-AIR, pour un montant de 600 Millions de FCFA. Cette offre concerne :

·        2 avions de type Airbus A300-B4 immatriculés TU-TAO et TU-TAS, numéros de série 137 et 243 et se trouvant sur l’aire de stationnement de l’aéroport.

·        Un avion de Type SE210 (Caravelle) se trouvant sur le parking du CEFOPAD

·        Le stock de pièces de rechanges avions (rotables et consommables)

·        Tout l’outillage spécifique Airbus, l’outillage atelier et l’outillage individuel

·        Les bancs électroniques de test des équipements avions (ATEC 5000 et ATS).

Lorsque l’on sait que la valeur vénale de ces avions « as-is, where-is » dans l’état où ils se trouvaient en 2005 n’était pas moins de $2 millions / pièce (1 milliard de FCFA). Lorsque l’on sait que les bancs électroniques ATEC5000 et ATC valaient à eux deux, en l’état, $2,4 millions (1,2 Milliards FCFA), on peut comprendre l’émotion des techniciens de maintenance de la défunte Air Afrique.

Ces techniciens organisés en GIE TAMAD (Travailleurs des Ateliers de Maintenance Aéronautique de Dakar) font immédiatement une offre de $1,7 millions au Syndic-Liquidateur (858 millions de FCFA), donc supérieure de plus de 250 millions de FCFA à celle de la société SUNU-AIR.

Dans le même temps, les ex-agents écrivent à Mr le Président de la République pour l’alerter et requérir son arbitrage afin d’arrêter cette vente estimée suspecte.

Rien n’y fit, et la vente est faite au bénéfice de SUNU-AIR pour un montant de 595 Millions de FCFA.

Pendant une dizaine d’années, plusieurs correspondances en attestent, les ex-agents d’Air Afrique ont, en dernier recours, interpellé les plus hautes autorités de ce pays afin que soit mis un terme aux souffrances et à la précarité qui ont été leur lot depuis la disparition de la multinationale. Ceci n’a pas eu plus d’effet que de hurler dans le désert. Rien n’y fit

Aujourd’hui, le Sénégal, par la voix de son Commandeur en Chef, le Président Macky SALL  a capté nos appels à l’aide. Il est monté au Créneau pour demander que cette question du dédommagement du personnel de la défunte Air Afrique soit définitivement réglée.

Ceci, à notre sens passe par la reddition des comptes du (des) Syndic(s) / Liquidateur(s) qui se sont succédés. L’article 216 de l’acte uniforme de l’OHADA, dispose que : « La clôture de la liquidation doit intervenir dans délai de 3 ans à compter de la dissolution de la société ». L’article 227 du chapitre 2 , dispose que : « La durée du mandat du liquidateur ne peut excéder 3 ans, renouvelables, par décision de justice, à la requête du liquidateur. Dans sa demande le liquidateur indique les raisons pour lesquelles la liquidation n’a pas pu être clôturée, les mesures qu’il envisage de prendre et les délais que nécessite l’achèvement de la liquidation  » (http://www.droit-afrique.com/images/textes/Ohada/AU/OHADA%20-%20AU%20Societes.pdf).

Nous pensons que Onze (11) longues années pour finaliser cette liquidation ont amplement été suffisantes. Il serait incompréhensible, voire indécent d’en rajouter.

Ceci serait d’autant plus incompréhensible et indécent que, de l’aveu du Syndic/Liquidateur, les ressources disponibles ne couvrent même pas 10% de la créance sociale. Ceci est tellement vrai qu’il est envisagé le recours à un emprunt auprès d’une banque de la place d’un montant de Quatre (4) Milliards Fcfa pour couvrir une partie de la créance sociale. Cet emprunt serait contracté par l’ANACIM (donc l’Etat) sur une période de 7 années et serait garanti par un « Fonds Social » payé principalement par les sociétés d’assistance en Escale (Handling) AHS et SHS.

Ce Fonds social à l’origine « consenti » par les sociétés de Handling était de 2% de leur chiffre d’affaire annuel  représentant un effort  dérisoire ( à la limite de l’aumône) de ces sociétés pour contrebalancer la manne récupérée d’Air Afrique qui s’élevait à plus de 15 Milliards de cfa / an sur la plateforme de Dakar. Ceci produisait (ou aurait dû produire) environ 300 millions/an qui devaient résorber la dette sociale entre 25 et 30 ans.

Il est bien évident que cette formule dérisoire était inacceptable parce qu’indécente !

Ce constat a amené la tutelle à renégocier le taux de 2% pour le porter à 4 % du chiffre d’affaire de ces sociétés de handling, moyennant la prorogation de leur concession de Handling sur AILSS (Aéroport International Léopold Sédar. Senghor)  et l’octroi  d’une nouvelle concession de 5 ans sur le futur AIBD de Diass  (Aéroport International Blaise Diagne) pour une première période  de Cinq (5) ans ce qui (arithmétiquement) conduirait à la  résorption de la dette sociale entre 12 et 25 ans !  

TROP LONG ! INSUFFISANT !

Des informations distillées avec parcimonie par le Syndic/Liquidateur, font état que (sauf ressources exceptionnelles)  IL N’Y A PAS D’AUTRES RESSOURCES sur lesquelles s’adosser.

Cet aveu indique de manière évidente que LA LIQUIDATION EST T.E.R.M.I.N.É.E….. IL N’Y A PLUS DE RESSOURCES, IL N’Y A PLUS D’ACTIFS À RÉALISER…. ON EST OBLIGÉ D’EMPRUNTER À 8% OU 9% POUR RÉSORBER PARTIE DE LA DETTE SOCIALE (40 OU 45%) PENDANT UNE PERIODE DE 7 À 8 ANS À L’ISSUE DE LAQUELLE ON TROUVERA UNE SOLUTION POUR RÉGLER LE SOLDE DÛ AUX EX-AGENTS…..

Ceci nous mènera (pour ceux qui seront encore de ce monde) à une liquidation qui durerait près de 20 ans.

Il est urgent de demander la reddition des comptes de cette liquidation et de commettre un audit afin d’y voir clair dans l’intérêt de tous.

 

 

 L'auteur  Bou El Moctar DOUKOURE
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Air africain on August 18, 2013 (01:00 AM) 0 FansN°:1
MESSIEURS VOUS AVEZ OUBLIE UN POINT TRES IIMPORTANT CONCERNANT LES INDEMNISATIONS.C%EST TROP FACILE DE CITER LE CAS DE LA COTE DIVOIRE POUR FAIRE CROIRE AU GENS QUE LES SENEGALAIS N ONT PAS ETE INDEMISE DANS LES AUTRES ETATS.QUAND BIEN MEME JE NE SUIS PAS POUR CE QU A FAIT LA COTE D IVOIRE.IL Y AVAIT 11 ETATS DANS AIR FRIQUE.LES SENEGALAIS QUI TRAVAILLAIENT DANS CES ETATS ONT ETE TOUS INDEMNISES A PART 2 CAS COTE D IVOIRE ET TOGO.AIR AFRIQUE N AYANT PAS LES MEME PATRIMOINE DANS TOUS LES ETATS.IL A ETE DIFFICILE A CERTAINS ETATS DE SE BASER SUR LE PASSIF DE AIR AFRIQUE POUR INDEMNISER.MAIS DANS CE PAYS. LE PEU QU IL Y AVAIT A ETE PARTAGE ENTRE EQUITABLEMENT ENTRE TOGOLAIS ET ETRANGER SENEGALAIS COMPRIS.LA COTE DIVOIRE /DES LE DEBUT LA COTE D IVOIRE A RAPPATRIE TOUS CES RESSORTISSANTS POUR LES INDEMNISER A DOMICILE.CE QUI N EST PAS BIEN PUISQUE CHAQUE TRAVAILLEUR DEVRAIT ETRE ENDEMNISE A SON LIEU D AFFECTATION.SURTOUT QUE COMME JE LE DISAIT. AIR AFRIQUE N AVAIT PAS LE MEME PATRIMOINE PARTOUT.
C EST UNE HONTE POUR LE SENEGAL DE VOULOIR PRENDRE EXEMPLE SUR LE PLUS MAUVAIS CAS PARMI LES 11 ETATS DE AIR AFRIQUE.LA VERITE EST QUE LES SENEGALAIS ONT ETE ENTIEREMENT INDEMNISE AU TCHAD-BURKINA-MALI-NIGER-MAURITANIE-BENIN-CONGO-CENTRAFRIQUE.
MES FRERES SENEGALAIS PAYER TOUS LES TRAVAILLEURS DE AIR AFRIQUE QUI ETAIENT EN POSTE A DAKAR NE PEUT QUE HONORER NOTRE PAYS.JE SALUENT LA DECISION DU GOUVERNEMENT DE MACKY SALL D ALLER EN CE SENS.CES GENS ONT CONTRIBUE A PRODUIRE L ARGENT QUE NOUS...
Air africain on August 18, 2013 (01:15 AM) 0 FansN°:2
TRES BONNE IDEE
AUDITER LA LIQUIDATION DE AIR AFRIQUE. J EN CONNAIS QUI VONT PLUS DORMIR.
ET JE PROFITE POUR REMERCIER LE GOUVERNEMENT DE MACKY SALL QUI A DECIDE DE PAYER TOUS LES EX TRAVAILLEURS DE AIRAFRIQUE ETRANGERS COMPRIS QUI ETAIENT EN POSTE A DAKAR AU MOMENT DE LA LIQUIDATION.LA HONTE POUR MON PAYS ETAIT DE VOULOIR COPIER SUR LA SEULE COTE DIVOIRE ALORS QUE DES SENEGALAIS ONT ETE INDEMNISE DANS TOUS LES AUTRES ETATS MEMBRE.
Air africain RK on August 18, 2013 (01:16 AM) 0 FansN°:3
TRES BONNE IDEE
AUDITER LA LIQUIDATION DE AIR AFRIQUE. J EN CONNAIS QUI VONT PLUS DORMIR.
ET JE PROFITE POUR REMERCIER LE GOUVERNEMENT DE MACKY SALL QUI A DECIDE DE PAYER TOUS LES EX TRAVAILLEURS DE AIRAFRIQUE ETRANGERS COMPRIS QUI ETAIENT EN POSTE A DAKAR AU MOMENT DE LA LIQUIDATION.LA HONTE POUR MON PAYS ETAIT DE VOULOIR COPIER SUR LA SEULE COTE DIVOIRE ALORS QUE DES SENEGALAIS ONT ETE INDEMNISE DANS TOUS LES AUTRES ETATS MEMBRE.
Air africain RK on August 18, 2013 (02:20 AM) 0 FansN°:4
TRES BONNE IDEE
AUDITER LA LIQUIDATION DE AIR AFRIQUE. J EN CONNAIS QUI VONT PLUS DORMIR.
ET JE PROFITE POUR REMERCIER LE GOUVERNEMENT DE MACKY SALL QUI A DECIDE DE PAYER TOUS LES EX TRAVAILLEURS DE AIRAFRIQUE ETRANGERS COMPRIS QUI ETAIENT EN POSTE A DAKAR AU MOMENT DE LA LIQUIDATION.LA HONTE POUR MON PAYS ETAIT DE VOULOIR COPIER SUR LA SEULE COTE DIVOIRE ALORS QUE DES SENEGALAIS ONT ETE INDEMNISE DANS TOUS LES AUTRES ETATS MEMBRE.
Air africain RK on August 18, 2013 (02:21 AM) 0 FansN°:5
TRES BONNE IDEE
AUDITER LA LIQUIDATION DE AIR AFRIQUE. J EN CONNAIS QUI VONT PLUS DORMIR.
ET JE PROFITE POUR REMERCIER LE GOUVERNEMENT DE MACKY SALL QUI A DECIDE DE PAYER TOUS LES EX TRAVAILLEURS DE AIRAFRIQUE ETRANGERS COMPRIS QUI ETAIENT EN POSTE A DAKAR AU MOMENT DE LA LIQUIDATION.LA HONTE POUR MON PAYS ETAIT DE VOULOIR COPIER SUR LA SEULE COTE DIVOIRE ALORS QUE DES SENEGALAIS ONT ETE INDEMNISE DANS TOUS LES AUTRES ETATS MEMBRE.
Marcel on August 19, 2013 (17:47 PM) 0 FansN°:6
Cette liquidation doit absolument être auditée car Air Afrique avait beaucoup d'actifs et il est incompréhensible qu'on ait laisse faire le syndic à ce point.11 ans et des travailleurs non indemnisés,cherchez l"erreur...Mais rira bien qui rira le dernier....
Marcel on August 19, 2013 (17:59 PM) 0 FansN°:7
Il faut auditer cette liquidation car le liquidateur n'est pas clean

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Bou El Moctar DOUKOURE
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